Le gong a sonné!
Utilisateur anonyme
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Voilà deux fois vingt ans que je tais cet Amour
Qui paraît adultère aux yeux de ce beau monde.
C’est pourquoi je vais taire enfin cette faconde
Et rentrer dans les rangs des transis pour toujours.
Je dois me résigner à vous perdre, ma Mie,
Car le son des écrits ne vous est parvenu.
Rigolant de mes cris un être tout chenu
S’est mis à désigner ma folle académie.
Après ce bel automne viendra le rude hiver
Où je serai aphone à vous dire mes vers.
Le temps m’a condamné dès le premier instant.
Vous eûtes, vous aussi, des penchants camouflés
Mais vos acrobaties se sont vite essoufflées.
Pleurez mon air damné et mon sort attristant.
Qui paraît adultère aux yeux de ce beau monde.
C’est pourquoi je vais taire enfin cette faconde
Et rentrer dans les rangs des transis pour toujours.
Je dois me résigner à vous perdre, ma Mie,
Car le son des écrits ne vous est parvenu.
Rigolant de mes cris un être tout chenu
S’est mis à désigner ma folle académie.
Après ce bel automne viendra le rude hiver
Où je serai aphone à vous dire mes vers.
Le temps m’a condamné dès le premier instant.
Vous eûtes, vous aussi, des penchants camouflés
Mais vos acrobaties se sont vite essoufflées.
Pleurez mon air damné et mon sort attristant.
1 réponse
A nos amours passées
On a tous dans le cœur un amour de jeunesse
Auquel on pense souvent les jours de cafard.
Mais l’être jadis aimé est proie de vieillesse
Il faut bien constater : pour tous deux, c’est trop tard.
Certes, grâce à internet il serait fort possible
De retrouver l’être qu’on avait tant chéri,
Mais une raison s’oppose au vœu incoercible :
Peut-être que l’autre est depuis longtemps guéri.
On se retrouve alors dans un dilemme cruel :
Peut-on prendre le droit d’investiguer plus avant,
Dans une autre existence, un présent bien réel,
Qui s’est construit sans nous, ailleurs et autrement ( ?)
Est-il bien raisonnable de poursuivre encore
Le rêve chimérique de remonter le temps,
De se meurtrir le cœur à force de remords ( ?)
Mieux vaut se souvenir d’un merveilleux printemps.
CFM
On a tous dans le cœur un amour de jeunesse
Auquel on pense souvent les jours de cafard.
Mais l’être jadis aimé est proie de vieillesse
Il faut bien constater : pour tous deux, c’est trop tard.
Certes, grâce à internet il serait fort possible
De retrouver l’être qu’on avait tant chéri,
Mais une raison s’oppose au vœu incoercible :
Peut-être que l’autre est depuis longtemps guéri.
On se retrouve alors dans un dilemme cruel :
Peut-on prendre le droit d’investiguer plus avant,
Dans une autre existence, un présent bien réel,
Qui s’est construit sans nous, ailleurs et autrement ( ?)
Est-il bien raisonnable de poursuivre encore
Le rêve chimérique de remonter le temps,
De se meurtrir le cœur à force de remords ( ?)
Mieux vaut se souvenir d’un merveilleux printemps.
CFM