L'automne des condors !!!!
Utilisateur anonyme
-
Utilisateur anonyme -
Utilisateur anonyme -
Là-bas, au loin, au charnier
Un nid d’oiseau suspend son vol ;
Dans l’odeur qui ne peut nier
Le putride prend son envol.
Inutile de contester
C’est bien la bête abattue
Que ces charognards vont tester :
Quelqu’un déjà l’a dévêtue.
On croit de par la majesté
Du vol si bien démonstratif
Qu’un Dieu soudain manifesté
Vient jeter son dépuratif.
Mais non, le bal n’est pas fini
Car des hyènes bien affamées
Sont venues en catimini
En visiteuses mal famées.
La proie si bien défigurée
Révèle, au sol, sa nature
C’était, au sens figuré,
Une âme partie en pâture.
Sonnez, aimable trublion
Enfin l’hallali général ;
Car je vois là, en rébellion
Un vieux condor moins libéral
Très loin, bien au-delà des Andes
Un site dit plus poétique
Agite aussi ses quelques bandes
Chargées, pour l’heurt, de noétique.
Un nid d’oiseau suspend son vol ;
Dans l’odeur qui ne peut nier
Le putride prend son envol.
Inutile de contester
C’est bien la bête abattue
Que ces charognards vont tester :
Quelqu’un déjà l’a dévêtue.
On croit de par la majesté
Du vol si bien démonstratif
Qu’un Dieu soudain manifesté
Vient jeter son dépuratif.
Mais non, le bal n’est pas fini
Car des hyènes bien affamées
Sont venues en catimini
En visiteuses mal famées.
La proie si bien défigurée
Révèle, au sol, sa nature
C’était, au sens figuré,
Une âme partie en pâture.
Sonnez, aimable trublion
Enfin l’hallali général ;
Car je vois là, en rébellion
Un vieux condor moins libéral
Très loin, bien au-delà des Andes
Un site dit plus poétique
Agite aussi ses quelques bandes
Chargées, pour l’heurt, de noétique.
1 réponse
Le martinet
Martinet aux ailes trop larges qui vire et crie sa joie autour de la maison.
Tel est le cœur.
Il dessèche le tonnerre. Il sème dans le ciel serein. S’il touche au sol, il se déchire.
Sa répartie est l’hirondelle. Il déteste la familière. Que vaut dentelle de la tour ?
Sa pause est au creux le plus sombre. Nul n’est plus à l’étroit que lui.
L’été de la longue clarté, il filera dans les ténèbres, par les persiennes de minuit.
Il n’est pas d’yeux pour le tenir. Il crie, c’est toute sa présence. Un mince fusil va l’abattre. Tel est le cœur.
René Char
Martinet aux ailes trop larges qui vire et crie sa joie autour de la maison.
Tel est le cœur.
Il dessèche le tonnerre. Il sème dans le ciel serein. S’il touche au sol, il se déchire.
Sa répartie est l’hirondelle. Il déteste la familière. Que vaut dentelle de la tour ?
Sa pause est au creux le plus sombre. Nul n’est plus à l’étroit que lui.
L’été de la longue clarté, il filera dans les ténèbres, par les persiennes de minuit.
Il n’est pas d’yeux pour le tenir. Il crie, c’est toute sa présence. Un mince fusil va l’abattre. Tel est le cœur.
René Char