L'amie Carême !
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Finis les carnavals qui nous ont amusés :
Le Printemps apparaît sur le flanc des coteaux.
Préparons nos cavales, d’un air désabusé,
Car Nature s’est parée de ses appâts nouveaux.
La nouvelle atmosphère qui change l’horizon
Parfume les grelots des clochettes parues ;
Et l’air de notre sphère au dessus des gazons
Apporte ce gros lot jusqu’au bord de nos rus.
Février est parti avec son lot de froid
Et Mars, à petits pas, fait voir son bout du nez.
Je sens ma répartie qui donnait tant d’effroi
Disposée au trépas pour bien mieux vous donner.
Mon instinct jardinier, un peu dubitatif,
Se dit que l’hirondelle ne fait pas le printemps ;
Que des gens, qu’on dit niais, voient comme facultatif
La patience en modèle de tout fonctionnement.
Quand le charme indolent de ces jeunes princesses
Met, ici, à nos yeux leurs belles silhouettes,
C’est mon cœur insolent qui entonne, sans cesse,
Le fol air ennuyeux du chant de l’alouette.
C’est le temps des amours que l’on découvre au bal,
Des échappées frivoles avec sa trottinette.
On peut chanter l’humour et monter des cabales
Contre les bénévoles aux allures si finettes.
Avec moi, les copains s’adonnent aux Bacchanales
Et nos soirées légères attestent du penchant ;
Partager le bon pain c’est peut-être banal :
Mais c’est là qu’on ingère le repas alléchant.
On veut tout démolir quand on approche vingt ans
Car on sent la méprise dans beaucoup de regards.
On ne veut pas mollir et on jure tout le temps
En disant sa surprise devant si peu d’égards.
O muse de nos danses qui charrie tant d’émois
Donne nous chaque jour des copains survoltés ;
Et fais que l’abondance à partir de ce mois
Redore notre séjour parmi les exaltés.
Je revois dans l’Olympe quelques figures connues
Que, jadis, en éphèbe je saluais bien bas.
Et tandis que je grimpe je me retrouve aux nues
Délaissant cette plèbe perdue dans ses ébats.
Enjoué mais lucide, je surprends mon esprit
A chasser sur des terres jusqu’ici sans culture ;
Renseigné par le Cid je découvre le prix
D’une aventure austère en pleine déconfiture.
Alors pour l’heure d’Avril j’attends dans l’impatience
Les premières chaleurs et les premiers bourgeons.
Mais pour moi le péril serait la déficience
De nos saintes valeurs pour qui nous émargeons.
Le Printemps apparaît sur le flanc des coteaux.
Préparons nos cavales, d’un air désabusé,
Car Nature s’est parée de ses appâts nouveaux.
La nouvelle atmosphère qui change l’horizon
Parfume les grelots des clochettes parues ;
Et l’air de notre sphère au dessus des gazons
Apporte ce gros lot jusqu’au bord de nos rus.
Février est parti avec son lot de froid
Et Mars, à petits pas, fait voir son bout du nez.
Je sens ma répartie qui donnait tant d’effroi
Disposée au trépas pour bien mieux vous donner.
Mon instinct jardinier, un peu dubitatif,
Se dit que l’hirondelle ne fait pas le printemps ;
Que des gens, qu’on dit niais, voient comme facultatif
La patience en modèle de tout fonctionnement.
Quand le charme indolent de ces jeunes princesses
Met, ici, à nos yeux leurs belles silhouettes,
C’est mon cœur insolent qui entonne, sans cesse,
Le fol air ennuyeux du chant de l’alouette.
C’est le temps des amours que l’on découvre au bal,
Des échappées frivoles avec sa trottinette.
On peut chanter l’humour et monter des cabales
Contre les bénévoles aux allures si finettes.
Avec moi, les copains s’adonnent aux Bacchanales
Et nos soirées légères attestent du penchant ;
Partager le bon pain c’est peut-être banal :
Mais c’est là qu’on ingère le repas alléchant.
On veut tout démolir quand on approche vingt ans
Car on sent la méprise dans beaucoup de regards.
On ne veut pas mollir et on jure tout le temps
En disant sa surprise devant si peu d’égards.
O muse de nos danses qui charrie tant d’émois
Donne nous chaque jour des copains survoltés ;
Et fais que l’abondance à partir de ce mois
Redore notre séjour parmi les exaltés.
Je revois dans l’Olympe quelques figures connues
Que, jadis, en éphèbe je saluais bien bas.
Et tandis que je grimpe je me retrouve aux nues
Délaissant cette plèbe perdue dans ses ébats.
Enjoué mais lucide, je surprends mon esprit
A chasser sur des terres jusqu’ici sans culture ;
Renseigné par le Cid je découvre le prix
D’une aventure austère en pleine déconfiture.
Alors pour l’heure d’Avril j’attends dans l’impatience
Les premières chaleurs et les premiers bourgeons.
Mais pour moi le péril serait la déficience
De nos saintes valeurs pour qui nous émargeons.
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4 réponses
Jean-Marc, tu connais l'ami Caouette de Gainsbourg?? Un artiste que j'aimais bien. Noëlle. L'heure n'est plus à la poésie