Question sur mon isolation extérieure

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Bonjour, j'ai une maison de 1952, 16 mètres sur 10, 4 faces, sur sous-sol semi enterré, 2 niveaux, grenier non aménagé. Bonne isolation des combles, double vitrage.
Chauffage gaz de ville + radiateur fonte, cheminée foyer fermé avec récupération air chaud par ventilation. Pas de VMC. Pas d'humidité. Les murs extérieurs sont en crépi épais béton gris foncé, aucune fissuration.
On réfléchit à une solution d'isolation par l'extérieur pour diminuer facture chauffage + esthétique + facilité revente ...
Quelle est pour vous la meilleure solution, quelque soit le budget ?
Connaissez-vous la solution polyuréthane MYRAL ?
Et la solution de bardage en clin sur laine de roche HardiePlank, très répandu au Canada ?
Qu'est ce qu'il ne faut pas faire ? Par exemple, pour le MYRAL, quelqu'un m'a fortement déconseillé toute solution de ce type totalement étanche au risque de faire pourrir le mur ... Est-ce vrai ?
Merci de vos conseils et de vos témoignages et expériences.
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7 mai 2020
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Merci atlasaturn pour avoir pris le temps de tous ces conseils qui me sont très précieux. Je me pose encore beaucoup de questions.
Le Myral serait le mieux mais à plus de 50k€ c'est au delà de ce qu'on voulait mettre.
Après, on recherche une solution esthétique et surtout pas trop salissante et sans entretien... Le rêve recherché quoi !
Pour plus de précisions, la maison est sur une ancienne zone marécageuse qui a été asséchée après la guerre. Il y a sous la maison une nappe phréatique très proche. On voit même l'eau couler sous une plaque dans la cave à vin.
Mais la maison est montée sur 12 pilotis, ce qui fait qu'elle n'a absolument pas bougée depuis sa création.
Enfin, des joints en feuilles épaisses de goudron ont été mises à la construction afin d'éviter toute remontée d'eau. Les murs intérieurs n'ont jamais été humides. Jamais de peinture ou de papier qui se décolle. Le sous-sol n'est pas humide non plus, sauf un peu dans la cave à vin qui est le seul endroit avec gravier à la place de béton.
Pour les fenêtres, étant à l'origine en chêne massif, je n'ai pas voulu les enlever. Les bâtis en chêne étant très solides, j'ai juste remplacé le vitrage d'origine par du double vitrage sur mesure (ce qui a fait 60 vitres à changer) + calfeutrage des ouvrants (mastic silicone écrasé) + calfeutrage des espaces entre maçonnerie et huisseries (mastic acrylique). Par contre, je n'ai pas mis de joint sur la partie horizontale haute des fenêtres afin de laisser un minimum de circulation d'air. De ce fait, je n'ai pas d'humidité, même dans la salle de bain. J'ai par contre ajouté dans la salle de douche une ventilation automatique qui se déclenche en fonction de l'hygrométrie. Pas de VMC ailleurs.

Le bardage Hardieplank en plaques de fibrociment peint nous plait bien mais nous n'avons pas trop de retour d'information sur le comportement dans le temps. C'est à priori beaucoup utilisé au Canada, mais pas encore trop chez nous ...
Enfin, pourquoi pas non plus un fort crépi mais sur quel isolant ? On veut pas que ça double l'épaisseur, même si on a une marge importante avec des avancées de toit importantes sur les 4 côtés.
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10 août 2020
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Bonjour
La question principale est : y a t-il déjà une isolation interne ?
Si il n'y a pas d'isolation interne , le problème est plus simple . Il faudrait connaitre la nature des murs (béton massif ou bloc béton alvéolaire) , mais la résistance thermique du mur d'origine sera a priori faible comparée à celle de l'isolation externe . Donc le gradient thermique dans l'épaisseur du mur d'origine sera également faible . Il ne devrait pas y avoir trop de risque d'atteindre le point de rosée à l'interface entre le mur et l'isolation externe , donc pas de risque d'accumuler de l'humidité dans le mur , même avec une isolation externe étanche (polyuréthane) . Il faudrait préciser tout ça en fonction du mur et de l'isolation prévue .

Par contre si il y a déjà une isolation interne , il y a risque d'atteindre le point de rosée au niveau du mur , et donc risque d'accumulation d'eau dans le mur , si le pare vapeur intérieur n'est pas parfait . Il faudrait respecter la règle : la résistance à la diffusion de la vapeur d'eau doit diminuer en allant du chaud vers le froid ; comment se situent les valeurs respectives de résistance à la diffusion de vapeur d'eau de l'isolation interne , du mur , de l'isolation externe prévue ???
A mon avis le polyuréthane (relativement étanche à la vapeur d'eau) posera plus de problème de ce point de vue .
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7 mai 2020
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C'est du béton en parpaings alvéolaires de 30 cm environ sans aucune isolation intérieure, sauf dans les chambres où j'avais mis du dépron 6 mm sous le papier peint des murs donnant sur extérieur.
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30 mars 2014

bonjour je suis un professionnel dans le domaine de l'isolation thermique par l'exterieur
je suis pret a me deplacer gratuitement chez vous pour mieux etudier l'etat de votre logement et vous proposer la solution qui convient
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10 août 2020
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Bonjour

Si vous n'avez pas , ou pratiquement pas d'isolation sur les murs , effectivement une isolation extérieure améliorera considérablement les choses tant en confort qu'en économies de chauffage . Si vous vous lancez dans de tels travaux , autant faire le maximum . Même si les matériaux isolants , et en particulier le polyuréthane , coûtent cher , ils ne représentent pas l'essentiel du coût des travaux . Ce qui coûte le plus cher c'est la mise en place et surtout la finition (bardage ou crépi) . Donc vous avez tout intérèt à viser une résistance thermique de l'ordre de 4 m2.k/w , conforme aux derniéres recommandations (RT 2012) , soit une épaisseur de 100mm de polyuréthane , tel que celui que vous citez , ou 140 à 160 mm de laine de roche selon qualité . L'avantage en plus c'est que si vous répondez aux autres conditions (bouquet de travaux , résidence principale , travaux réalisés par un professionnel) cela vous ouvrirait droit à un crédit d'impôt .

Le mur lui même doit avoir un R de 0,3 , auquel on peut ajouter un petit coefficient d'échange superficiel , mais au mieux il représentera de l'ordre de 10 % du R total avec une isolation externe ayant un R de 4 . Donc le gradient thermique dans l'épaisseur du mur ne sera que de quelques dégrés , même dans les conditions extrêmes (températures négatives dehors) . Donc vous n'avez pratiquement pas de risque d'atteindre le point de rosée à l'interface avec l'isolation extérieure . Si cette isolation est relativement étanche à la vapeur d'eau (polyuréthane) , il n'y aura pas condensation et donc pas d'accumulation .
Si l'isolation extérieure est totalement perméable à la vapeur d'eau , la faible quantité de vapeur d'eau susceptible de traverser le mur , rencontrera obligatoirement une zône de température correspondant au point de rosée . Il est donc impératif de prévoir une lame d'air de ventilation entre la laine de roche et le parement extérieur qui pourrait faire obstacle à l'élimination de l'eau vers l'extérieur . En pareil cas ce qui se fait c'est :
- l'isolant en fibres minérales
- un écran pare pluie HPV (haute perméabilité à la vapeur d'eau ) qui peut être placé contre la laine de roche ,
- une lame d'air (2 cm) avec des ouvertures grillagées en haut et en bas pour assurer la ventilation ,
- la finition (bardage) .

Dans le cas des murs avec un revêtement dapron , le problème ne doit pas être très différent . Le dapron en 6mm doit apporter un R additionnel de 0,2 au mieux . Le gradient entre l'intérieur de la maison (20 °C) et la face externe du mur pourrait atteindre 5 °C dans les conditions extrèmes . A 15 °C , et de l'air au maximum à 60 % d'humidité relative à l'intérieur vous ne devriez pas atteindre le point de rosée à l'interface avec l'isolation extérieure . Cela suppose quand même que vous ayez une ventilation correcte de l'habitation (ce qui de toutes façons est nécessaire) et une atmosphère interne qui ne soit pas proche de la saturation en humidité . Ceci étant le depron limite aussi la migration de l'humidité (résistance à la diffusion de la vapeur d'eau du depron en 6 mm : 2,7 m c'est à dire pratiquement la valeur du mur lui-même) , ce qui limiterait encore la migration de vapeur d'eau vers l'extérieur .
Donc je pense qu'il ne devrait pas y avoir de problème avec les murs ayant un revêtement depron intérieur . Faites vous confirmer tout cela par des professionnels , et si vous avez des inquiétudes , la solution laine de roche , réalisée comme indiquée ci-dessus , devrait être la plus sure de ce point de vue . Inversement elle implique pratiquement la solution bardage et elle demandera plus de place , ce qui peut poser problème en fonction des passées de toit . Mais c'est une autre question !
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bonjour je suis un professionnel dans le domaine de l'isolation thermique par l'exterieur je suis pret a me deplacer gratuitement chez vous pou etudier l' etat de de votre logement et vous proposer la solution qui convient
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Bonjour
Puisque vous êtes un professionnel j'aimerais que vous critiquiez les recommandations que j'ai données . Ceci serait utile à tous les participants au forum . Soit mes recommandations sont valables , elles peuvent être utiles à tout un chacun . Soit il y a des erreurs , il serait tout aussi utile de les rectifier .
C'est l'esprit de ce forum : être utile à celui qui pose la question , mais également à tous ceux qui s'intéressent au problème , pour autant que ce soit un problème d'intérèt général , ce qui est le cas ici .
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Bonsoir
Pour ce qui est du bardage Hardieplank , pas d'idées : je ne connais pas . J'ai vu que vous avez piosé la question par ailleurs , je ne sais pas si vous aurez beaucoup de réponses , parce que ce n'est pas très connu !

¨Pour cer qui est du crépi , il me semble que le crépi reste associé au polyurethane , d'abrd pour une question de tenue mécanique du support , mais aussi pour des problèmes de gestion de la migration de l'humidité . Mais là encore il faudrait confirmer ça avec un professionnel .
Je pense que de toutes façons vous passerez par une entreprise , mais votre démarche : rassembler le maximum d'éléments pour discuter en connaissance de cause avec les entreprises , est tout à fait légitime et logique .

Donc le choix me semble t-il sera entre polyurethane (plus performant , compatible crépi ou bardage mais plus cher) et fibre minérale rigide qui imposera , je crois la solution bardage et qui occupera plus de place : 170 à 190 mm contre un peu plus de 100 pour le polyurethane , si vous visez un R de 4 .
Il y a aussi d'autres solutions (bloc de chanvre , béton cellulaire etc ...) mais elles necessitent toutes des épaisseurs plus fortes pour le même résultat .

Vous aurez un autre problème qui apparait à la description des huisseries : avec une isolation externe , les murs sont chauds , donc les huisseries sont placées au ras de la face externe des murs . Comme vous n'envisagez pas de déplacer les huisseries , il faudrait prévoir une isolation minimum des tableaux et des appuis des ouvertures qui vont constituer des ponts thermiques : A discuter avec les entreprises pour voir comment ils envisagent de traiter le problème !