ITE ET ITI combinées - Conseil

ysigur Messages postés 1 Date d'inscription jeudi 9 octobre 2014 Statut Membre Dernière intervention 9 octobre 2014 - Modifié par ysigur le 9/10/2014 à 11:00
MarcIsover Messages postés 279 Date d'inscription mercredi 30 avril 2014 Statut Membre Dernière intervention 23 novembre 2021 - 15 oct. 2014 à 16:34
Bonjour,

Dans le cadre d'un ravalement de façade j'en ai profité pour réaliser une ITE en PSE de 60mm.
C'était aussi l'occasion de remettre les murs d'équerre car j'habite une maison (très) ancienne à colombage non apparent car revêtu d'un crépis béton.
Les murs n'étants pas droits, il y a parfois eu un calage entre la plaque de PSE et le mur, ce qui fait qui y a une "lame d'air" entre l'isolation et le mur.

Les pièces intérieures sont isolées avec du BA13+100 mm de PSE mais la rénovation précédente a été mal faite et les placos ne sont non pas droits :-(

J'aimerais remplacer l'ITI existante par une cloison alu + BA13 phonique + laine de roche 40 mm avec pare-vapeur, installer une VMC double-flux et faire un faux-plafond avec isolation laine de roche 200 mm entre les poutres du plancher + lame d'air 70mm.

Est-ce que c'est OK selon vous pour l'isolation thermique et phonique ainsi que par rapport à la condensation ?

Par avance merci pour vos réponses.

Cordialement,

Hervé

3 réponses

MarcIsover Messages postés 279 Date d'inscription mercredi 30 avril 2014 Statut Membre Dernière intervention 23 novembre 2021 87
15 oct. 2014 à 16:34
Bonjour ysigur,

L'ITE qui a été réalisée en PSE (polystyrène expansé) a une résistance thermique maximale R = 1.90 m².K/W (selon la nature du PSE). Il est à souhaiter que les panneaux aient bien été étanchés en périphérie afin que la lame d'air soit parfaitement immobile. Dans le cas contraire, cela nuirait à la performance thermique attendue.

Votre ITI actuelle a un R maximal de 3.15 m².K/W (selon que le PSE est élastifié ou non). En le remplaçant par une laine de roche en 40 mm, vous n'aurez qu'une résistance thermique R= 1.15 m².K/W à la seule condition que les panneaux soient posés en continu à l'arrière des montants (une pose entre montants génère un pont thermique de 45% qui serait abaissé à environ 20% du fait de l'ITE mise en oeuvre).Votre performance thermique diminue de R=2 m².K/W avec cette solution ce qui n'est pas négligeable tant en termes de confort que d'économies d'énergie. Il est possible de mettre en oeuvre une isolation continue derrière une ossature métallique (système type optima) qui permet également d'absorber la différence d'aplomb des murs par les possibilités de réglage des appuis. Une laine minérale (verre ou roche) pourra y être mise en oeuvre de façon aisée. Elles ont de propriétés thermo-acoustiques et la résistance thermique devra être la plus élevée possible pour les raisons déjà évoquées.

Une VMC double flux n'est efficace qu'avec une parfaite étanchéité à l'air de l'ensemble de l'enveloppe. Il est donc indispensable de traquer toute fuite d'air parasite dans votre logement https://www.toutsurlisolation.com/etancheite-lair-en-renovation

En ce qui concerne votre faux-plafond quel est le but recherché : acoustique, thermique ? Où envisagez-vous de laisser une lame d'air et pourquoi de 70 mm ? Qui a-t-il au-dessus de ce plafond ? comble perdu, aménagé ? La pose d'un isolant entre poutres génère un pont thermique à chacune d'entre elles qu'il convient de réduire selon la configuration. D'autre part, la structure soit pouvoir supporter le poids de l'isolant.

Des réponses à ces questions permettront de vous aider sur cette partie.

1
atlassaturn Messages postés 3374 Date d'inscription mardi 24 mars 2009 Statut Modérateur Dernière intervention 20 mai 2024 1 957
9 oct. 2014 à 19:32
Bonsoir
Vous posez en fait une série de questions , chacune nécessitant une analyse et une réponse détaillée .
Pour commencer je voudrais revenir sur un point : vous avez (fait) réalise(r) une ITI en polystyrène extrudé , PSE , sur un mur en colombage , lui même déjà isolé par 100 mm de PSE . Cela pose le problème de la gestion de la migration de l'humidité , quelle que soit son origine ;
La règle voudrait que la perméabilité à la vapeur d'eau aille en croissant , en allant de la parois chaude intérieure vers la parois froide extérieure , et que du côté chaud il y ait une barrière 5 fois plus étanche que les autres couches constituant le mur .
Dans le cas présent vous enfermez un mur entre deux couches relativement étanches à la vapeur d'eau . Quelle que soit l'origine de l'eau (défaut du pare-vapeur intérieur , remontées capillaires , infiltration ...) elle aura tendance à s'accumuler dans le mur à colombage . Il s'agirait d'un mur béton , on pourrait se dire que le béton ne s'en trouvera pas affecté . Par contre dans le cas d'un mur à colombage , l'aspect humidité doit être extrêmement important , que ce soit pour le colombage lui-même ou pour le remplissage . Jusqu'à présent , si il n'y avait qu'un crépi , qui a une certaine perméabilité à la vapeur d'eau , ce n'était pas grave . Dans le cas d'une couche PSE de 60 mm il en est autrement !
Qui vous a recommandé une telle solution ?
0
valerossi. Messages postés 1402 Date d'inscription samedi 6 juillet 2013 Statut Membre Dernière intervention 19 novembre 2015 180
9 oct. 2014 à 23:40
bonsoir,

Atlassaturn a raison,de plus il est déconseillé de créer une lame d'air entre l'isolant et le mur en ITE,normalement la lame d'air est entre le bardage et l'isolant,car vous allez créer de la condensation!
0