Questions sur isolation combles perdus

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 isoltoit2ef -
Bonjour à tous,

J'ai récemment acheté une maison dotée de combles perdus sans plancher. Actuellement, aucune isolation des combles n'est présente, ce qui est pour le moins problématique. Je pensais donc m'en occuper, et j'ai commencé à chercher des renseignements sur Internet mais je me suis vite retrouvé noyé sous les informations et j'ai du mal à faire le tri. Je fais donc appel à vous pour, si possible, m'y aider :)

Ma première question concerne le type d'isolant. Il y a énormément de références dans les magasins comme Leroy Merlin, je pensais opter pour des rouleaux de laine de roche. Cependant, il parait que certains isolants s'affaissent, perdant ainsi de leur efficacité au fil des ans et devant par conséquent être remplacés tous les dix ans. Existe-t-il des rouleaux faits dans une matière ne s'affaissant pas? Quelle épaisseur faut-il pour assurer une isolation optimale?

Ensuite, j'ai lu quelque part qu'il était nécessaire de poser une membrane d'étanchéité à l'air. Celle-ci est-elle indispensable? Apporte-t-elle un véritable plus? Très franchement, avec le solivage, j'avoue ne pas bien voir comment elle pourrait être posée dans mon cas de figure.

La troisième question concerne la pose de l'isolant. A priori, le mieux est de découper des bandes à poser entre les solives dans une première couche, puis de dérouler des rouleaux perpendiculairement aux solives dans un second temps par dessus ces dernières afin qu'elles ne provoquent pas une déperdition thermique. J'ai compris le principe, mais je me demande comment cela peut être réalisable dans la pratique. En effet, le grenier n'ayant pas de plancher, le seul moyen de marcher sans atterrir en dessous en trouant le plafond est de marcher sur les solives, et d'éventuellement poser des planches sur celles-ci afin de faciliter les déplacements. Mais si de la laine de roche est posée par dessus, comment faire pour marcher par dessus en cas de besoin sans écraser la laine, et de fait sans compromettre l'isolation?

Dernière question : y a-t-il d'autres choses auxquelles penser? Comme vous pouvez le voir je n'y connais pas grand chose. Il n'y a pas de caractère d'urgence, car l'isolation ne pourra se faire qu'une fois la charpente traitée mais il n'est jamais trop tôt pour s'informer :)

Merci d'avance pour vos réponses et bon dimanche.

8 réponses

Bonjour
pour l'isolation des combles perdus ont peut employer des isolants
en panneaux, en rouleaux ; ou en vrac, la plupart du temps mis en oeuvre
par soufflage.
Dans l'ancien une membrane d'étanchéité à l'air n'est pas obligatoire, par contre
un pare- vapeur (coté chaud est nécessaire).
Tassement: dans l'ancien les gens pense trouver des isolants de 200mm
alors qu'il y a 20 ou 25 ans lorsque l'on mettait une isolation dans les combles on mettait 60mm voir très exceptionnellement 80mm.
Pour avoir une très bonne tenue mécanique vous pouvez utiliser des isolants en lambda 0,035
Dans votre cas de figure la pose de l'isolant est effectivement délicate, pour plus de sécurité il faut réaliser des chemins en planches sur les solives au fur et à mesure
de l'avancement . Pour des interventions ultérieures il faudra soit déplacer la couche du dessus , soit mettre une planche sur le dessus le temps de l'intervention.
Points particuliers : repérage des boitiers électriques, traitement de la trappe d'accès...
Cdt

voir avec un pro isoltoit2ef isolation des combles perdus 61.14.50.76.72.27.28.44.49.37.78.91
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1 novembre 2014

Merci pour votre réponse.

Concernant le pare-vapeur, si j'ai bien compris il consiste à éviter que de la condensation ne se forme. Mais il s'agit d'une sorte de film plastique à poser sur toute la surface? Dans ce cas, comment le poser alors que les solives quadrillent tout le grenier?

Pour ce qui est des interventions ultérieures, mettre une planche sur le dessus ne risque-t-il pas de tasser l'isolant justement?

Pour le repérage des boitiers électriques, pas de souci. J'ai refait l'électricité cet été en prenant bien garde à placer toutes les boites de dérivation sous le plafond et non dans les combles. Moins beau mais plus pratique, et surtout beaucoup mieux en cas d'aménagement ultérieur. Du coup, seuls les câbles sont présents dans les combles. En revanche, pour ce qui est de la trappe d'accès, comment en réaliser l'isolation? Faut-il fixer une bande d'isolant de la taille de la trappe dessus?

Cordialement.
Bonjour
si c'est de la laine soufflée et que le comble est ventilé on peut se
passer de pare vapeur (climat normal).
Autour de la trappe ont fait un relevé un peu plus haut que l'isolant
en OSB ou autre; sur le couvercle de la trappe on peut coller un extrudé
ne pas oublier de mettre en place un joint pour assurer l'étanchéité à l'air.
Cdt
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Bonjour Manuwaza,
Que des questions ! :-) Je vais essayer d'apporter ma pierre à l'édifice en y répondant une par une.
La réglementation thermique a beaucoup évolué depuis 1974 (premier choc pétrolier) et les épaisseurs mises en oeuvre ont fortement augmentées depuis. Le sentiment que des laines minérales aient pu se tasser vient essentiellement des différences d'épaisseur posées actuellement et il y a 40 ans environ (c'était effectivement couramment entre 6 et 8 cm à l'époque). Plutôt que de parler en épaisseur, mieux vaut raisonner en résistance thermique R. Le R à viser est de 7 m².K/W au minimum à la fois pour votre confort et vos économies d'énergie.
Quelle est la nature de votre plafond du dessous ? Probablement à vous lire au travers des lignes, une plaque de plâtre fixée aux solives. Si c'est le cas, elle est réputée étanche à l'air et les percements devront être étanchés au maximum (passage de câbles, gaines, fixations, etc.) à l'aide d'accessoires adaptés (mastic restant souple, oeillets, etc.). Il est exact qu'il n'est pas toujours aisé de dérouler une membrane sur un solivage existant.
Vous avez effectivement bien compris le principe d'une première couche déroulée entre chevrons, couche qui doit venir à ras de ces mêmes chevrons afin qu'il n'y ait pas de lame d'air parasite entre les deux couches d'isolant. Cette couche pourra être revêtue d'un revêtement kraft qu'il faudra tourner côté chauffé et donc qui devra être en contact avec le plafond. Il faudra veiller dans le choix de votre isolant à ce que le poids rapporté par l'isolant ne soit pas excessif par rapport à la charge admissible du plafond.
Une fois la première couche posée, attaquons la deuxième ! Il faut la disposer perpendiculairement au solivage et commencer par le point le plus loin de l'accès de votre comble. L'idée d'utiliser une planche d'OSB et de la déplacer à l'avancement est bonne. Vous pouvez aussi envisager de réaliser un chemin de circulation tel sur la figure 12 du http://www.cstb.fr/pdf/cpt/CPT_3560_V2.pdf
Il vous permettrait un accès plus facile lors d'intervention d'entretien (électricité, VMC, etc.). Il suffit alors de déplacer la couche de laine se trouvant dessus et de la replacer après passage (si vous en avez le courage, la lecture de ce CPT (Cahier des Prescriptions Techniques) peut se révéler fort enrichissante).

L'isolation peut également se faire par soufflage d'une laine en flocons pour les combles perdus difficiles d'accès https://www.isover.fr/produits/catalogue?sorting_product=Popularity
On pourra développer cette partie si elle vous intéresse.
Quelques points à envisager également :
- S'assurer que le solivage supporte le poids de la personne qui interviendra si elle marche sur la solive
- Vérifier la couverture pendant que l'accès aux combles est encore aisé et l'absence de traces d'humidité sur la charpente.
- Le câblage électrique ne doit pas « relever » l'isolant (afin de ne pas créer de ponts thermiques).
- L'isolant devra remonter jusqu'à la panne sablière et la recouvrir sans obstruer les orifices de ventilation si ces orifices sont placés en rive basse de couverture. Ces ouvertures devront être dotées, si pas déjà fait, de grilles à maille suffisamment fines pour empêcher l'intrusion de petits animaux.
- La ventilation du comble devra être conforme aux prescriptions des DTU couverture (série 40)

J'espère vous avoir aidé, n'hésitez pas si besoin !

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1 novembre 2014

Bonjour,

Quelques précisions : le plafond consiste effectivement en des lattes de bois fixées aux solives, sur lesquelles a été coulé du plâtre. Du moins en grande partie, car il semblerait qu'une petite partie soit en briques mais je n'ai pas encore eu l'occasion de m'aventurer dans cette partie des combles. Je vérifierai.

Pour le solivage supportant le poids, cela ne devrait pas poser de problème. J'ai déjà éprouvé la résistance des solives et même celles attaquées n'ont pas bronché lorsque j'ai marché dessus au moment de refaire l'électricité. Normalement, il ne devrait plus y avoir à intervenir par la suite car, comme mentionné plus haut, les seules parties de l'installation électrique présentes dans les combles sont de simples câbles. Toutes les boites de dérivations sont accessibles depuis le dessous du plafond.

En revanche, pour l'avant dernier point, je n'ai pas souvenir d'avoir vu des orifices de ventilation. La maison est "un peu" ancienne (elle date d'aux alentours de 1930). Cela est-il gênant?

Merci en tout cas pour vos réponses précises. En vous souhaitant un bon week end.

Cordialement
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15 avril 2021
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Bonjour
Il me semble comprendre que votre maison est déjà ancienne , avec des hauteurs
de plafonds dans les pièces habitables supérieures a 2,5 métres ( qui pourraient
étre fissurés par endroit).
Si c'est le cas, je vous conseille d'étudier une solution d'isolation par dessous les
plafonds existants avec finitions en plaque de Placoplatre 13 m/m.
Depuis plus de 20 ans j'ai réalisé ( pièce par pièce) cette opération est j'en suis
très content. Bien sur , il faut que la hauteur des plafonds le permette.
Cordialement.
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Bonjour Manuwasa
Pour répondre à votre dernière question, des orifices de ventilation peuvent se trouver en pied de rampant, au niveau du faitage.
Quoi qu'il en soit, un comble perdu se doit d'être ventilé pour supprimer tout risque de condensation.
Des normes existent dans ce domaine (comme dans beaucoup d'autres ;-) ), elles se retrouvent dans le DTU 40.21 (couverture en tuiles en terre cuite) paragraphe 4.7.2. Concernant un comble perdu isolé par le plancher, la section totale des orifices de ventilation doit représenter 1/5000 ème de la surface projetée (au sol) de la couverture. Les orifices de ventilation doivent être répartis par moitié en partie basse du (ou de)s versant(s) et, pour l'autre moitié, au voisinage du faîtage.
Bien cordialement.

Bonjour
la solution évoquée par 'jean 3328' est une bonne solution (ce que j'ai fait
également chez moi) mais évidemment plus compliquée à mettre en oeuvre
qu'une simple isolation dans des combles.
Cdt